
Invitée à réagir sur la situation de l'enseignement en France, la présidente de la région Poitou-Charentes s'est d'abord montrée favorable à ce que "les élèves notent les professeurs".
"J'ai compris que c'était dans une logique d'auto-évaluation intelligente", a-t-elle précisé. "Un professeur qui a sa salle vide, c'est quand même intéressant de savoir pourquoi".
"Il faut du courage pour mettre cela en place. Je crois qu'en France c'est pour l'instant inimaginable. Encore que je suis sûre qu'il y a beaucoup d'enseignants qui seraient enchantés de pouvoir avoir une formation professionnelle continue pour savoir comment gérer un groupe classe".
Certains enseignants "sont chahutés, ne s'en sortent pas, souffrent (...) parce qu'ils n'ont pas eu l'enseignement de la pédagogie de la gestion d'un groupe d'élèves".
Vendredi dernier, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse s'était prononcée en faveur d'une évaluation de l'enseignement par les étudiants, tout en s'opposant à la notation des professeurs.
Au cours d'un échange qui aura duré plus d'une heure et demi, Ségolène Royal a répondu à une multitude de questions, notamment sur ses projets pour 2012.
"Je ne sais pas si Nicolas Sarkozy sera candidat en 2012", a-t-elle répondu lorsqu'un membre de l'auditoire lui a demandé si elle serait capable de le battre en cas de nouveau duel.
Rebondissant sur cette allusion au président de la République, la candidate malheureuse du printemps dernier s'est attachée à établir la liste des promesses non tenues par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée.
"Le nouveau président a admis que les 'caisses étaient vides' (...) Il affirmait que nous aurions un choc de croissance... Nous n'avons pas la croissance, mais nous avons le choc des photos", a-t-elle lancé, son bon mot étant immédiatement salué par ses élèves du jour.
Sur des questions d'ordre plus économique, Ségolène Royal a estimé que le débat en France portant sur les taux d'intérêts était très "important".
"Je crois que l'objectif d'une Banque centrale européenne, ce n'est pas seulement la maîtrise de l'inflation, c'est-à-dire du maintien des taux d'intérêts élevés mais c'est aussi la croissance".
"Je suis favorable à une baisse des taux d'intérêts pour relancer la croissance et cela fait partie d'un certain nombre d'autres équilibres qu'il faut prendre globalement en considération", a-t-elle conclu sous un tonnerre d'applaudissements.
Le Figaro: "piètre exemple de journalisme" dixit un professeur de Harvard
http://www.lepost.fr/article/2008/02/09/1096411_le-figaro-pietre-exemple-de-journalisme-dixit-un-professeur-de-harvard_1_0_1.html
Rédigé par : Mazack | 15 février 2008 à 13:04